Histoire du patchwork
Le patchwork trouve ses
origines dans les lointaines civilisations en Egypte, en Chine et en Inde.
Les Croisés ont découvert et rapporté des ouvrages d'Asie Mineure et s'en
sont servis sous les armures et les selles des chevaux.
Ces assemblages textiles se sont développés dans les différentes régions
d'Europe et c'est tout naturellement que l’Amérique des 18èmes et 19ème
siècles fut le berceau plus récent d’un très riche patrimoine.
L’épopée de la conquête de l’Ouest apporta sur le nouveau continent dès le
17ème siècle les traditions des pays d’origine des pionniers.
Les pièces de tissus réalisées sommairement pour les besoins domestiques se
parèrent rapidement de motifs inspirés par l’univers local des nouveaux
arrivants. Chaque communauté personnalisa ses couleurs, motifs ou techniques.
La grande époque du
Patchwork se situe dans les années 1771 à 1870. Des dessus de lits ou des
courtepointes sont ornés de motifs géométriques ou naïfs aux multiples
variations et combinaisons de formes et de couleurs.
Le public français ne
découvrit véritablement le Patchwork traditionnel américain qu’en 1972, à
l'occasion d’une importante exposition au Musée des Arts Décoratifs à Paris.
Aujourd’hui ce sont des milliers de femmes, à travers le monde, qui se
passionnent pour cette technique et cet art. Le Patchwork
d’aujourd’hui, né du Quilt traditionnel, est un art contemporain en pleine
évolution.....
Un art contemporain Dans les années 70, une
exposition de quilts anciens aux Etats-Unis suscita un intérêt nouveau. Pour
la première fois, des quilts étaient présentés comme des oeuvres d’art et
cette perception entraîna un nouvel élan créatif dans l’univers du Patchwork.
Désormais
les artistes s’intéressent au jeu des perspectives, des couleurs, des formes
et de la lumière, dans des directions inspirées de la peinture contemporaine.
Les techniques se sont adaptées à cet esprit, et de nouveaux procédés
(teinture, peinture, diverses méthodes d’assemblage et de matelassage à la
main ou à la machine), sont venus enrichir cet univers créatif. Aujourd’hui, des styles,
des tendances et des personnalités s’affirment, et les expositions sont
courues par des passionnées, tout autant que par un public amateur d’art contemporain.
Le Patchwork d’aujourd’hui est reconnu, aux Etats-Unis et en Europe, par la
critique et les collectionneurs. Américaines, Européennes et Japonaises
s’adonnent à leur passion avec enthousiasme et les expositions de leurs
œuvres ne manquent jamais de susciter de nouveaux élans..
des adresses
asso-patchwork.org
francepatchwork.com
quiltpassion.be
quiltmania.com
patchsi.ouvaton.org
apprendre.neuf.fr/T4/T4.asp?idm=ahh0a
boitis-patchwork.com
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;Peinture sur porcelaine
En Angleterre, la peinture sur
porcelaine devient très à la mode dans les années 1870 lorsque les jeunes
femmes riches vivant une vie de rentière s'adonnent à la peinture sur
porcelaine comme « passe-temps ». La fabrique Howell & James établit
une galerie sur la rue Regent où on organise des expositions annuelles de
peinture sur porcelaine. Ces expositions se transforment en
expositions-concours où les œuvres sont soumises à l'appréciation
d'académiciens royaux et c'est ainsi que la peinture sur porcelaine atteint
une notoriété artistique et sociale au milieu des années 1870. L'engouement du jour pour la
décoration manuelle de la céramique doit être considéré dans le contexte du
mouvement « Arts and Crafts » mettant l'accent sur des objets confectionnés
à la main et conçus individuellement et sur la contribution personnelle de
l'artisan. Le mouvement « Arts and Crafts » avait aussi des disciples
commerciaux, notamment Herbert Minton et Henry Doulton, qui admettaient
dans leurs fabriques de poterie mécaniques des jeunes femmes formées dans
des écoles d'art afin de produire de la poterie ainsi que des femmes au
talent moindre à qui ils confiaient le « travail de peinture à la main » de
la fabrique. tes sortes d'aspects de la production
de céramique que ce soit les femmes artistes et artisans de la fabrique de
Sir Henry Doulton ou les amateurs distinguées prenant part à ce qu'on
appelait la « vogue » ou la « manie » de la porcelaine de cette période.
Certaines femmes parmi celles-ci atteignent une certaine notoriété et
créent pour elles-mêmes, à partir de cette « nouvelle forme d'art », une carrière
professionnelle et l'une des seules occupations offertes aux femmes
éduquées de l'époque.
Au Canada, tout comme en
Grande-Bretagne, la peinture sur porcelaine était plus qu'un simple
passe-temps, c'était un art. L'un des maîtres les plus connus de la
deuxième moitié du XIXe siècle fut John Howard Griffiths (1826-1898), de
London (Ontario). Après avoir fait son apprentissage chez Minton, à
Stoke-on-Trent, en Angleterre, il émigra au Canada avec son frère aîné
James (m. en 1896) au milieu du siècle. En 1889, John H. Griffiths remporta
une médaille d'argent spéciale lors de la Toronto Industrial Exhibition
(maintenant l'Exposition nationale canadienne) pour la peinture sur
porcelaine. Avec la création de la Women's Art
Association of Canada (WAAC), les peintres sur porcelaine obtinrent leurs
lettres de noblesse au sein de l'Association, et de nombreuses sections de
la WAAC comptaient des peintres sur porcelaine très actifs. Elles
organisaient des expositions et soumettaient leurs œuvres à l'appréciation
des critiques à la Toronto Industrial Exhibition. La peinture sur
porcelaine au Canada dans les années 1890 fut influencée non seulement par
des idées nationales, mais par le mouvement Arts and Crafts et par
l'esthétisme (Aesthetic Movement). La peinture sur porcelaine était un
genre artistique où prédominaient les femmes. Elle était considérée comme
une activité convenant aux femmes des classes moyennes dans la société de
la fin de l'ère victorienne. Pour certaines, c'était aussi une distraction
agréable, et pour d'autres un art sérieux. Elle constituait aussi un moyen
respectable de se faire un revenu.
Les peintres sur porcelaine au Canada
au XIXe siècle achetaient des «ébauches» à des fabriques de
porcelaine de France, d'Allemagne, d'Angleterre et des États-Unis. L'ébauche est une forme de porcelaine
produite commercialement, d'un blanc uni, et enduite d'un vernis clair. La
pâte et le vernis sont conçus pour supporter de multiples cuissons. De
nombreuses formes étaient offertes dans les années 1890. Leur prix variait
de quelques cents à 12 $ pour les grandes pièces ou les pièces au
moulage complexe. Les ébauches du service de table
commémoratif avaient été fabriquées par Doulton & Co. Ltd., de Burslem,
en Angleterre. Ces ébauches ont été vendues aux artistes à 8,40 $ la
douzaine. Chaque artiste devait recevoir 60 $ pour chaque douzaine
d'œuvres finies, moins 10 pour cent versé à la Women's Art Association of
Canada. Sir Henry Doulton s'intéressa lui-même à ce projet ambitieux. Le peintre sur porcelaine dessinait un
motif au crayon à porcelaine sur la surface vernie d'une ébauche. Les
couleurs, produites commercialement, consistaient en oxydes minéraux et en
un fondant en poudre. Ces couleurs étaient vendues dans de petites fioles
de verre ou emballées dans de petites enveloppes. Elles étaient fabriquées
en Europe, en Angleterre et aux États-Unis.
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